COMMUNIQUE DE PRESSE de BAN ASBESTOS CANADA (BAC)

17 AVRIL 2008


OTTAWA, le 17 Avril / CNW Telbec/ - Le réseau Bannir l'amiante au Canada (BAC) approuve le soutien manifesté par le NPD envers l'appel à l'action lancé par l'organisation mondiale de la santé (OMS) ; cet appel vise à proscrire l'utilisation de l'amiante dans le monde et à éradiquer les maladies qui y sont associées.

"Au Canada, c'est la premiere fois qu'un parti politique représenté au Parlement prend position contre l'amiante" a déclaré Larry Stoffman, membre du réseau BAC et président du Comité National sur les expositions professionnelles et environnementales. Le Canada est l'un des rares pays industrialisés qui continue à extraire et à exporter l'amiante, tout en rejetant l'appel lancé par l'ensemble des organisations internationales scientifiques indépendantes en faveur de l'élimination de l'amiante sous toutes ses formes.

BAC est une coalition nationale de groupes des secteurs du travail, de la santé et de l'environnement, qui se battent pour l'interdiction de l'amiante au Canada et pour l' indemnisation de tous les travailleurs canadiens exposés à l'amiante. BAC fait également campagne pour la ratification de toutes les conventions internationales visant à contrôler le commerce international des substances dangereuses, comme l'amiante.

"Nous envisageons avec enthousiasme de collaborer avec le NPD pour assurer un soutien économique concrêt aux travailleurs touchés par les mises à pied et pour mener une vaste campagne en vue d'obtenir une compensation financière pour les milliers de travailleurs canadiens souffrant d'une maladie attribuable à l'amiante" a déclaré Wayne Peppard, directeur général du BC &Yukon Construction Building Trades Council. Le gouvernement doit cesser dès maintenant de soutenir cette industrie en déclin, responsable de l'exploitation de travailleurs québécois"

"Du point de vue de santé publique, le soutien exprimé par le NPD envers la position de l'OMS représente, selon nous, la seule attitude possible de la part d'une organisation responsable" souligne Micheline Marier de l'Association des victimes de l'amiante du Québec. "Les résidants de la région de l'amiante ont payé un lourd tribu depuis que ce minerai est extrait ; nous réclamons que les gouvernements s'engagent dans la revitalisation de la région et la dépollution environnementale des anciennes mines d'amiante" poursuit Mme Marier.

Un nombre croissant de Canadiens décèdent des suites d'une exposition à l'amiante, ce minerai qui dans le monde détient la palme du nombre de décès attribuables aux conditions de travail. En 2007, par exemple, l'amiante était en cause dans plus de la moitié des décès imputables à des conditions de travail en Colombie-Britannique.

"L'ampleur des taux de mortalité associés à l'amiante a un effet désastreux sur les travailleurs et leurs familles" souligne Mr Peppard. "Il est grand temps que le gouvernement canadien intervienne pour mettre fin à la production et à l'utilisation de l'amiante".

Le Canada exporte plus de 95 % de son amiante vers des pays en voie de développement ; de plus, le pays ne cesse de saper toute tentative visant à bannir l'amiante ou à l'étiqueter en tant que produit dangereux.

"Nous faisons appel à l'ensemble des partis politiques pour qu'on mette fin à cette alliance contre nature avec l'industrie de l'amiante" soutient Kathleen Ruff, fondatrice de RightOnCanada, un groupe citoyen de promotion des droits de la personne. " Les partis politiques affirment tous que leur engagement principal est de protéger la santé des Canadiens. Mettons-les au défi de passer de la parole aux actes en bannissant l'amiante dès maintenant."

Renseignements : Larry Stoffman, (604) 250-3713; Wayne Peppard, (778) 388-0014; Lathleen Ruff, (250) 847-1848; Micheline Marier, (514) 847-8381.